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Le Blog de jlduret

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Pensez juste ou pensez faux mais pensez par vous-même ! Depuis Socrate, le devoir du penseur n’est pas de répéter la doxa du moment mais de la questionner. Sans cette liberté d’exprimer opinions et pensées, point de démocratie.


Un guide pour parler développement durable

Publié par jlduret sur 29 Février 2012, 08:08am

Catégories : #Economie

"Bio", "issu de l'agriculture biologique", "éco-conçu", "écologique"... Le vert est partout aujourd'hui. Mais souvent employé à tort ou à travers. Un guide édité par le Conseil national de la consommation apprend à décrypter les étiquettes. Utile pour les clients comme pour les marques.

Durable

Sensibiliser les consommateurs face à l'usage du marketing écologique dont certaines marques abuses allègrement. Voici l'objectif duGuide pratique des allégations environnementales, édité par le Conseil National de la Consommation (CNC). Pour cette seconde édition, le guide s'enrichit de 8 termes, parmi lesquelles on retrouve les expressions " écologique ", " recyclable ", " renouvelable ", " compostable " ou " eco-conçu ".

On y apprend par exemple que dans l'appellation "bio", seul le composant agricole peut porter la qualification. La marque ne doit pas afficher que son t-shirt est bio, mais que le t-shirt est composé de coton issu de l'agriculture biologique. Plus criant encore que l'habillement, les cosmétiques. Certains produits comme les démaquillants peuvent contenir plus de 90% d'eau. Or l'eau n'est pas un produit issu de l'agriculture. Il est donc impossible d'écrire que son démaquillant est bio. En revanche, il est recommandé d'écrire que le démaquillant ou la crème hydratante est élaboré à base de fleur d'oranger bio* par exemple. Le commerçant doit alors afficher que les ingrédients issus de l'agriculture biologique (*) représente xx% du produit fini.

Autre exemple, les opéartions de compensations comme " un produit acheté = un arbre planté ". Ce ne sont pas les activités de l'entreprise ou le produit qui est concerné, mais un engagement externe du vendeur en faveur de la protection de l'environnement. L'entreprise n'est donc pas tenue elle-même de réaliser la compensation. Mais, en retour, la marque ne doit pas laisser entendre au consommateur que le produit a certaines qualités environnementales, ou que l'intégralité de ses impacts environnementaux a été compensée. En revanche, l'opération de compensation doit être effectivement engagée,quantifiable et vérifiable.

Bien d'autres exemples précis sont répertoriés dans ce Guide. Une mine d'informations pratiques pour bien acheter... Ou pour bien se faire comprendre de ses clients.

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