VU ICI en anglais
Par P Gosselin
Toujours plus
Malgré les objectifs climatiques internationaux ambitieux et la promesse d'une transition énergétique rapide, nous assistons à une évolution paradoxale : la demande mondiale de combustibles fossiles n'a pas diminué, mais continue d'augmenter.
La soif croissante d'énergie de l'économie mondiale se heurte directement aux attentes politiques, et la soi-disant « demande de pic » de pétrole et de gaz, autrefois prédite par les experts, n'est actuellement pas en vue.
La transition énergétique a perdu de son élan
Il y a quelques années à peine, il y avait de l'optimisme lorsque l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a annoncé un pic imminent de la demande de combustibles fossiles. Cette confiance a soutenu de nombreuses stratégies climatiques. Cependant, les risques économiques croissants et les vents contraires politiques ont conduit de nombreux gouvernements à réviser leurs stratégies. La conséquence : La transition énergétique a perdu de l'élan tandis que la demande réelle a augmenté.
Les prévisions antérieures sont donc devenues obsolètes, et l'électrification rapide attendue de l'économie progresse plus lentement que prévu.
Les combustibles fossiles ne sont pas remplacés
Un problème central est que les énergies renouvelables ne remplacent actuellement pas les sources conventionnelles, mais les complètent simplement. Nous sommes dans une phase d'addition. Bien que l'énergie solaire et éolienne soit massivement développée, cela ne suffit pas à répondre à la forte croissance de la demande mondiale d'énergie.
Ce développement est intensifié par plusieurs facteurs :
- Électrification de la mobilité : Bien que les voitures sans moteurs à combustion interne soient en augmentation, l'expansion de l'infrastructure de recharge est à la traîne.
- Transition de chauffage : Le remplacement des systèmes de chauffage au gaz par des alternatives électriques entraîne d'énormes charges de pointe dans le réseau électrique dans de nombreuses régions.
- Demande croissante : Les demandes supplémentaires de refroidissement, de dessalement de l'eau de mer et les services numériques intensifient la faim mondiale d'énergie.
En conséquence, le pétrole reste en forte demande, et le gaz conserve son rôle de réserve flexible, bloquant un départ rapide des sources fossiles.
Stable au moins jusqu'en 2040
Même dans des modèles moins dynamiques comme le scénario CPS, les quantités de pétrole et de gaz restent stables bien au-delà de 2040. La consommation mondiale de pétrole reste à environ 100 millions de barils par jour.
Cette découverte montre à quel point le marché est profondément imprégné de combustibles fossiles, qui restent la pierre angulaire de l'approvisionnement.
Si les énergies renouvelables étaient vraiment aussi bonnes que beaucoup le prétendent, alors pourquoi n'ont-elles pas réussi à réduire l'utilisation de combustibles fossiles ?
Évidemment, ils ne sont rien de ce que leurs partisans prétendent qu'ils sont.
/image%2F0550998%2F20251126%2Fob_55511c_ecran-2025-11-26-a-13-27-36.jpg)