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Le Blog de jlduret

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Pensez juste ou pensez faux mais pensez par vous-même ! Depuis Socrate, le devoir du penseur n’est pas de répéter la doxa du moment mais de la questionner. Sans cette liberté d’exprimer opinions et pensées, point de démocratie.


Les arguments climato-réalistes les plus forts

Publié par jlduret sur 6 Avril 2024, 17:06pm

Catégories : #Arguments climato-réalistes

Les arguments climato-réalistes les plus forts

Vu Ici

5 avril 2024bon à savoir, Climato-réalismeSCE-info

 

La science du changement climatique est très complexe

et il existe de nombreux points de vue différents. Le présent article résume les arguments les plus forts des climato-réalistes en se basant sur une classification proposée par l’ingénieur P. Gosselin, auteur du célèbre blog scientifique NoTricksZone.
Pour chaque catégorie nous mettrons en avant les articles SCE correspondants.

D’énormes lacunes dans les données, des modèles climatiques rudimentaires, la complexité des systèmes et les nombreuses inconnues sont autant d’éléments qui frustrent les climatologues, et qui sont bien entendu difficilement réfutables.

 

1. La variabilité naturelle du climat

Dans le passé, les climats sur Terre ont toujours changé, souvent de façon spectaculaire, parfois très rapidement, et ce sans aucune influence humaine. Le léger réchauffement actuel pourrait donc aussi s’expliquer par des phénomènes naturels. Pour s’en convaincre il suffit de relire nos articles concernant l’Optimum Climatique Romain, l’Optimum Climatique Médiéval, l’Optimum Climatique de l’Holocène, ou celui concernant les évènements hyperthermiques de l’Eocène. Ces évènements n’ont pas été causés par les activités humaines. Mais les phénomènes les plus spectaculaires sont peut-être les événements de Dansgaard-Oeschger (DO) de la fin du Pléistocène où la température de l’atmosphère a augmentée de nombreuses fois de 8-10°C en 50 ans, bien entendu sans aucune influence industrielle humaine vu qu’à cette époque la Terre était peuplée d’hommes préhistoriques, et aussi sans variations notables du taux de CO2 atmosphérique, qui était près de la moitié de l’actuelle lors de ces périodes très chaudes.  Remarquons aussi que l’être humain a pu s’adapter à cette situation sinon vous ne seriez pas en train de lire cet article. Actuellement, nous subissons un réchauffement de ± 0,3°C en 50 ans… quelle catastrophe !  Voyez notre article Ces quelques dixièmes de degrés qui nous font peur… Sans aucun doute, un « dérèglement » climatique !

2. Les modèles climatiques en sont encore à leurs balbutiements

Voir la comparaison Modèles / Réalité en fin d'article

Les modèles climatiques sont des programmes informatiques complexes, tournant pendant des semaines sur des super-ordinateurs, et qui tentent de simuler le système climatique. Les types de modèles sont nombreux et ils fournissent tous des résultats différents. De plus, ils ne sont pas capables de reproduire avec précision les changements climatiques passés. Ceci est simple à comprendre : tous sont basés sur des hypothèses, des suppositions, des simplifications, et aucun modèle ne possède une résolution suffisante.

Voici un exemple récent, publié en décembre 2023 dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), une revue dont on ne doute généralement pas du sérieux. Cette étude (Simpson et al. 2023) démontre que les prédictions des modèles climatiques ne collent pas avec la réalité du terrain. Le titre de l’article suffit amplement à montrer de quoi il parle : « Les tendances d’humidité observées dans les régions sèches contredisent les modèles climatiques« . Et ce n’est pas la première étude du genre…

Attribuerait-on encore un prix Nobel de Physique pour des modèles climatiques? Pas certain!

Sur SCE, nous avons rappelé à maintes reprises que le climat est un système chaotique très complexe, dont une grande partie est encore mal comprise. Nous avons ainsi publié « La science s’arrête lorsque le chaos commence« . Beaucoup de paramètres environnementaux sont mal connus, ce qui signifie qu’il est impossible de réaliser des modélisations précises.

Rappelons qu’avec des systèmes chaotiques comme la météo et le climat, de très petites incertitudes dans les données initiales (celles qui sont introduites dans les équations) peuvent être amplifiées au fil du temps, rendant impossibles les prévisions quantitatives à long terme. C’est une dure réalité bien connue des météorologues et que les climatologues devraient accepter.

3. L’influence du soleil

Notre étoile est loin d’être constante et l’activité cyclique du Soleil influence tout le système solaire, d’une manière qui est encore très mal comprise: en tant que principal fournisseur d’énergie de la Terre, le Soleil influence en particulier le climat terrestre. Il existe des centaines de publications qui le suggèrent, comme par exemple les travaux de Willie Soon. Il est connu que pendant les minima d’activité solaire les températures en Europe Centrale diminuent (Schwander et al., 2017). Les épisodes de froid importants pendant le Petit Age Glaciaire (PAG) en Europe coïncident avec les minima solaires, en combinaison avec de grandes éruptions volcaniques (voir ici). Sur SCE nous avons publié « Soleil, température et CO2 » qui expliquent l’influence du soleil. Ce n’est pas parce que les impacts du soleil sur le climat terrestre sont mal compris que certains climatologues peuvent prétendre qu’ils n’existent pas.

4. Les effets limités du CO2

Le dioxyde de carbone (CO2) est un gaz que les activités humaines rejettent dans l’atmosphère (± 9 Gt de C par an). De nombreuses publications scientifiques montrent que l’impact du CO2 sur le réchauffement climatique, s’il existe, est très fortement surestimé. Tout ceci est discuté en long et en large sur SCE avec par exemple les articles des Professeurs Geuskens et Masson, mais aussi ailleurs avec les travaux du physicien W. Happer.

Notons ici que la nature rejette bien plus de CO2 dans l’atmosphère que les émissions humaines (± 215 Gt de C par an). Les climatologues du GIEC considèrent que tout le CO2 naturel émis est ensuite réabsorbé par la nature et que seules les activités anthropiques perturbent le système car seul le CO2 anthropique aurait la capacité de s’accumuler dans l’atmosphère… C’est cependant aller un peu vite pour dire que la nature est à l’équilibre parfait : le cycle du carbone naturel est encore très mal quantifié et jamais nous ne pourrons connaître avec précision les quantités totales de carbone émises et absorbées chaque année dans la biosphère.

Le GIEC ne mentionne pas les incertitudes concernant les flux naturels dans son cycle du carbone. La plupart des chiffres présentés dans ses rapports n’ont pas d’écart-type… Nous avons donc l’impression qu’il n’y a aucune incertitude, alors que les incertitudes sont probablement énormes, comme le montrent les grandes variations entre les chiffres publiés dans l’AR5 puis l’AR6 (voir ici). En fait, les erreurs de mesures sur les quantités de carbone émises par la nature sont de l’ordre de grandeur du total des émissions humaines! Par exemple la productivité primaire terrestre provenant de la photosynthèse est évaluée à 123 Gt de carbone avec une erreur de ± 8 Gt… Huit gigatonnes de carbone en incertitude!

Comment conclure dans ces conditions ?

SCE a publié abondamment sur le sujet (ici, ici et ici).

Et si l’effet de serre existe, pourquoi alors ne fonctionne-il pas partout sur la planète ?

5. Les cycles océaniques ont un impact considérable sur le changement climatique.

S’il y a bel et bien des responsables dans le léger réchauffement actuel (i.e., ± 0.3°C en 50 ans) ce sont les océans et le soleil.

L’océan agit comme un redistributeur géant de chaleur sur Terre, un peu comme le chauffage central d’une habitation qui chauffe toutes les pièces avec de l’eau chaude.  De plus, les phénomènes d’évaporation et de condensation favorisent grandement le transfert de chaleur entre les océans et l’atmosphère. De nombreux cycles océaniques ont un impact sur le climat. Les courants océaniques déplacent l’eau chaude de l’équateur vers les pôles et de la surface vers les profondeurs, redistribuant ainsi l’énergie. Les cycles océaniques jouent un rôle crucial dans la régulation de la température de la biosphère et des conditions météorologiques de la Terre. Les modifications de ces cycles peuvent avoir des conséquences importantes sur le climat mondial.

La capacité thermique des océans est plus de 100 fois supérieure à celle  de l’atmosphère, de sorte que même de petits changements dans la redistribution de la chaleur peuvent avoir un impact significatif sur l’atmosphère au-dessus.

Les prévisions concernant les cycles océaniques sont difficiles car il existe peu de données historiques disponibles concernant la température des profondeurs océaniques et les scientifiques ne peuvent que spéculer sur ce que les océans feront ensuite. Nous revenons ici sur les problèmes des modèles climatiques…

Pour quelques articles SCE concernant les cycles océaniques voir par exemple ici et ici.

6. Conséquences économiques et sociales du changement climatique

Finalement, il est impossible de nier les impacts économiques gigantesques des mesures sensées éviter un réchauffement climatique qui pourrait mener à plus de catastrophes naturelles.

Commençons par d’abord insister sur le fait que le nombre de catastrophes naturelles n’est pas en augmentation. Le nombre total des catastrophes naturelles est stable, et ce depuis les deux dernières décennies. Ce n’est pas SCE qui le dit mais les très sérieuses données du CRED (Centre for Research on the Epidemiology of Disasters). Pour plus d’informations sur ce sujet il suffit de consulter les articles SCE de L. Budyn, dont le dernier est ici. Et si les données du CRED ne vous suffisent pas, il y a aussi le rapport 2023 de l’assureur AON sur les catastrophes naturelles.

Bien entendu, pour justifier toute une série de mesures liberticides, il est impératif que les médias disent le contraire… Au diable les données du CRED ou de l’assureur AON!

Puisque le dogme de l’augmentation des catastrophes est maintenant bien établi, les gouvernements peuvent maintenant s’en servir pour FORCER toute une série de mesures. Les mesures de lutte contre le changement climatique, particulièrement la politique zéro carbone en 2050, entraîneront alors des coûts extrêmement élevés et seront particulièrement insupportables pour les plus pauvres et des pans entiers de l’activité économique. Étude après étude, ces coûts dépassent de très loin les conséquences négatives du changement climatique. Pour la Belgique, le coût global pour atteindre un pays neutre en carbone s’élèverait, selon le cabinet d’études McKinsey, à 415 milliards d’euros en investissements cumulés d’ici 2050, soit chaque année l’équivalent d’entre 2 et 3% du PIB de notre pays…

Le GIEC a même écrit que dans les scénarios les plus ‘optimistes’, l’impact économique du réchauffement sera virtuellement inexistant. Citons par exemple l’AR5, chapitre 10 : « For most economic sectors, the impact of climate change will be small relative to the impacts of other drivers…. Changes in population, age, income, technology, relative prices… and many other aspects of socioeconomic development will have an impact on the supply and demand of economic goods and services that is largely relative to the impact of climate change. »

Dit autrement, et d’un strict point de vue factuel, la croissance économique et le bien-être des Européens sont plus menacés par les politiques écologistes extrémistes et délirantes, que par le réchauffement. Et c’est le GIEC qui le dit. aussi!

Nous n’avons pas repris tous les points forts du climato-réalisme repris en près de cinq ans par SCE, la liste des auteurs permettra à chacun d’aller encore plus loin.

En conclusion, la principale ambition de SCE est de fournir, de manière complétement indépendante des sources d’information étatiques et des médias subsidiés,  des éléments de réflexion permettant au lecteur de se faire sa propre opinion.

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