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Le Blog de jlduret

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Pensez juste ou pensez faux mais pensez par vous-même ! Depuis Socrate, le devoir du penseur n’est pas de répéter la doxa du moment mais de la questionner. Sans cette liberté d’exprimer opinions et pensées, point de démocratie.


Lorsqu'un scientifique parle "climat" contre la doxa, il est censuré

Publié par jlduret sur 14 Juin 2021, 14:05pm

Catégories : #Censure climat

Lorsqu'un scientifique parle "climat" contre la doxa, il est censuré

Suite à des pressions, l’article de Pascal Richet n’est plus accessible !

Benoît Rittaud

 

Copernicus, l’éditeur de la revue qui a publié récemment l’article de Pascal Richet qui questionne l’influence du CO2 sur la température, vient de suspendre (temporairement, pour l’instant) l’accès à cet article.

 

Les raisons invoquées sont un mélange de gêne et de mauvaise foi.

 

Pascal Richet n’étant pas exactement du genre à se laisser faire, il se pourrait fort qu’un scandale explose à brève échéance. Bientôt un « climategate français » ?

La déclaration de l’éditeur justifiant sa décision est disponible ici. « Il a été porté à notre attention » dit-elle, que l’article de Pascal Richet n’aurait pas suivi un processus de relecture par les pairs correct, et qu’il convenait donc de suspendre sa mise en ligne. 

 

L’éditeur n’a même pas eu le courage d’informer Pascal Richet de cette décision, que ce dernier n’a découverte que par hasard. Il n’a donc pas eu la possibilité de se défendre, un empêchement qui fleure le procès stalinien et non une procédure éditoriale normale.

 

Des fautes manifestes auraient-elles été identifiées dans l’article ? Non.

Pascal Richet a-t-il essayé d’interférer dans le processus de relecture ? Heu… non plus, comme la revue le reconnaît elle-même.

Le problème mis en exergue est bel et bien à la qualité, supposée déficiente, du peer-reviewing (c’est-à-dire du processus de relecture par les pairs).

 

Il s’agit d’un scandale scientifique

 

Dont on doit espérer qu’il fera du bruit, nonobstant ce qu’en diront les médias comme Le Monde si l’affaire ne parvenait pas à être étouffée.

 

Le premier motif de scandale, c’est que retirer même « temporairement » un article revenant à infliger une grosse claque à son auteur, ce ne peut pas être une décision prise à la légère, ou sous la pression.

Un tel retrait s’accompagne facilement d’une publicité négative (que ne subit pas l’auteur d’un simple article d’emblée refusé pour publication). Le calme et une procédure loyale sont donc requis.

 

Même si Pascal Richet est de ceux qui peuvent se considérer au-dessus d’une telle mauvaise manière, cette attitude porte atteinte à la sérénité de la recherche en général. Pas seulement pour les auteurs de publications scientifiques, d’ailleurs : qui peut accepter sans broncher de relire un article (tâche ingrate s’il en est) pour une revue scientifique s’il doit craindre que son profil soit jeté en pâture sur internet sur la base d’insinuations ? Parce que là, les peer-reviewers en prennent pour leur grade, à l’évidence sans avoir pu davantage se défendre que Pascal Richet : ils auraient bâclé leur boulot, n’y connaîtraient rien et, cerise sur le gâteau, seraient « tous connus pour être en lien avec une industrie qui bénéficie des conclusions du manuscrit« .

 

On aimerait savoir laquelle, d’industrie, d’ailleurs. On suppose qu’il ne s’agit pas du pétrole, bien sûr : puisque tous les pétroliers aujourd’hui clament leur engagement pour le climat, comme Total, par exemple…

 

La déclaration contient une section sur les « aspects académiques », scientifiquement fort limitée mais qui contient la plus belle perle. Celle-ci montre bien jusqu’où un certaine climatologie est en train de sombrer :

L’auteur ne dispose pas d’une liste de publications en sciences du climat, géochimie des carottes de glace, ou sciences de l’atmosphère, et aucun lien avec les principaux groupes (français) de recherche (comme l’IPSL ou le CNRM).

 

Outre qu’on apprend avec intérêt que pour publier dans un domaine il faut déjà avoir publié avant. (exercice : à l’aide d’une démonstration par récurrence, démontrer qu’à moyen terme plus aucune publication ne sera possible), il est donc désormais affiché ouvertement qu’un Français qui souhaite publier en climatologie doit préalablement se faire connaître de l’antenne carbocentriste nationale. 

Certes, ceux qui savent bien que la climatologie carbocentriste n’est qu’une religion n’en seront pas surpris : jadis, pour pouvoir publier, ne fallait-il pas que l’évêque local délivrât son imprimatur ?

L’Église de Climatologie n’a rien inventé.

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