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Le Blog de jlduret

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Pensez juste ou pensez faux mais pensez par vous-même ! Depuis Socrate, le devoir du penseur n’est pas de répéter la doxa du moment mais de la questionner. Sans cette liberté d’exprimer opinions et pensées, point de démocratie.


La « température moyenne globale » est en train de chuter

Publié par jlduret sur 13 Juin 2021, 20:47pm

Catégories : #CO2

La « température moyenne globale » est en train de chuter
 

Article initialement publié par le site Sciences, climat et énergie

Depuis février 2020, la « température moyenne globale » de la basse troposphère chute de manière presque constante, et cela ne semble pas terminé.

Si l’on consulte par exemple les données satellitaires (données UAH 6.0), on verra que l’anomalie de température de février 2020 était de +0,59°C alors qu’en avril 2021 elle était à –0,05°C, ce qui fait une chute de 0,64°C en seulement un an et deux mois (Figure 1).

Pendant ce temps, le taux de CO2 atmosphérique global (mesuré à Mauna Loa, données ici) a augmenté significativement de 413,52 ppm à 415,93 ppm, soit une augmentation de plus de 2 ppm.

Nous voyons donc que le taux de CO2 atmosphérique peut augmenter avec une température globale qui chute drastiquement de 0,64°C en environ un an.

Figure 1. « Température moyenne globale » de la basse troposphère (anomalies, données UAH 6.0) en fonction du temps entre 2015 et aujourd’hui (mai 2021). La flèche orange indique la chute brutale de température. La ligne en pointillés est la courbe de tendance tracée parmi les données (moindres carrés, pente : 0.006 / an).

Notons que SCE a plusieurs fois abordé la curieuse notion d’une « température moyenne globale annuelle ou mensuelle » pour la planète (voir notamment ici et ici).

Rappelons également que les relevés de températures publiés ne représentent pas les valeurs absolues des températures mais les écarts par rapport à une moyenne relative à une époque antérieure. Ces écarts sont baptisés « anomalies ».

La base choisie pour les données HadCRUT est de 30 ans, entre Janvier 1961 et Décembre 1990. Pour les données satellitaires UAH, la base est de 20 ans et va de janvier 1979 à Décembre 1998 (mais cela va changer, lire ici).

Consultons maintenant les données des stations terrestres, comme par exemple celles de HadCRUT4. Nous pouvons également y voir une chute de la ‘température moyenne globale’ entre mars 2020 et aujourd’hui (Figure 2). De +1,02°C en mars 2020 on est passé à +0,51°C en décembre 2020, soit une chute de 0,51°C pour les thermomètres terrestres (les données HadCRUT4 ne sont pas encore disponibles pour les trois derniers mois).

Figure 2. « Température moyenne globale » de la basse troposphère (anomalies, données HadCRUT4) en fonction du temps entre 2015 et aujourd’hui (mai 2021). La flèche orange indique la chute brutale de température. La ligne en pointillés est la courbe de tendance tracée parmi les données (moindres carrés, pente : -0.010 / an).

Prenons maintenant un peu de recul et examinons les données sur les 5 dernières années : on constatera que la ‘température moyenne globale’ de la basse troposphère mesurée par satellite est restée stable (Figure 1, courbe en pointillés) ou a même légèrement diminué pour les stations terrestres (Figure 2, courbe en pointillés).

Et encore une fois, durant ces 5 dernières années, le taux de CO2 n’a fait que croître : de 402.46 ppm en janvier 2016 on est passé à 416,23 ppm en avril 2021, soit une augmentation de 14 ppm en 5 ans.

Regardons maintenant les données HadCRUT4 depuis 1958, année où les mesures du taux de CO2 à Mauna Loa ont débuté (Figure 3).

La ‘température moyenne globale’ de la basse troposphère a augmenté de +0,7°C. Remarquons que nous sommes donc très proche des variations de ±0,5°C en un an de la Figure 2. Pendant ce temps, le taux de CO2 est passé de 314 à 416 ppm, soit une augmentation de 102 ppm en 63 ans.

Figure 3. « Température moyenne globale » de la basse troposphère (anomalies, données HadCRUT4) en fonction du temps entre 1958 et aujourd’hui (mai 2021). Les deux lignes en pointillés (parallèles passant par 0 et 0,7) donnent une idée de l’accroissement de température observé en 63 ans par les thermomètres terrestres, soit +0,7°C.

Conclusion

• Il n’y a pas de relation entre taux de CO2 atmosphérique et ‘température moyenne globale’ de la basse troposphère, que les mesures de température proviennent des satellites ou des thermomètres pour les stations terrestres. Le taux de CO2 est sans cesse croissant, mais la température globale peut augmenter ou diminuer de ± 0.7°C sur une période très courte de ± 1 an, rester stable pendant 5 ans, ou augmenter de la même valeur (± 0.7°C) sur une période beaucoup plus longue de plus de 60 ans. Où est la logique?

• Encore une fois, tout ceci démontre que le taux de CO2 atmosphérique ne joue qu’un rôle mineur dans la « température moyenne globale » de la basse troposphère, voire aucun rôle du tout comme le suggèrent l’analyse théorique du problème (voir ici), certaines publications récentes (e.g., Schildknecht 2020) ou encore le récent livre de Steven Koonin, physicien et spécialiste des modèles informatiques du climat (ici).

• Arrêtons donc de regarder le taux de CO2 pour essayer d’expliquer la température du globe et focalisons-nous sur tous les autres paramètres. Parmi eux nous trouvons l’eau ! L’eau sous toutes ses phases (gaz, liquide, solide) est sans aucun doute l’élément le plus important pour comprendre le climat de la Terre. N’oublions pas que la masse des océans est 260 fois supérieure à la masse de l’atmosphère et que l’océan englobe 94% de l’énergie thermique accumulée sur Terre contre 1% seulement pour l’atmosphère. C’est l’eau qui est le « régulateur thermodynamique du climat » et non le CO2. Pour plus de détails concernant l’importance des océans il suffit de consulter la publication suivante, parue en mars 2021 dans le journal Water et en accès libre : Koutsoyiannis 2021, Water 13(6).

Finalement, tous les scénarios actuels sont basés sur une « température moyenne globale » dont l’évolution est à l’origine des nombreuses catastrophes sans cesse annoncées. Nous venons de voir avec cet article que rien de concluant peut être déduit de cette évolution, qu’aucun lien avec le CO2 n’est établi.

Tout ceci démontre le non-sens physique d’une « température moyenne globale », comme déjà expliqué ici dans SCE. Il est grand temps d’en revenir aux fondamentaux de la physique !

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J
Bonjour, je ne suis qu'un simple vigneron et j'observe la nature au plus près ,mon impression immédiate est qu'on est sur une dynamique globale d'augmentation des t°:
dans ma jeunesse on attaquait les vendanges autour du 20 septembre , maintenant à cépage égal ,car je ne prends pas en compte les cépages introduits depuis trente ans , c'est plutôt autour du 01 septembre.En 2003 on a eu 42°et des dégâts sur des cépages qui défeuillés n'ont pas fait de réserves d'amidon et qui sont mort durant l'hiver suivant , en 2019 on a eu 46° et des vignes brûlées comme par un incendie , je crois qu'on a atteint une limite au delà de laquelle l'agriculture sera compliquée ; nous faisons aussi des légumes et en 2020 on a eu des tomates sous serres tout l'été alors qu'en plein soleil les fleurs étaient stérilisées par la chaleur. je n'en tire aucune conclusion , je constate simplement,
louis julian
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J
Bonjour et merci de votre commentaire. D'abord l'article porte sur la T° moyenne de la Terre et non de tel ou tel lieu ; ensuite et surtout, comme d'habitude l'Homme voit des évolutions à "son échelle de temps" et ce que vous dites est parfaitement observable mais ne contredit en rien l'article ; car vous devez savoir que l'on est sorti d'un "petit âge glaciaire" et donc évidemment il faisait autrefois plus froid. En Savoie il y a 30 ou 40 ans, les vins peinaient à dépasser les 7% à 8% alcool et on était autorisé à "sucrer" pour compenser ce manque d'alcool, sans compter que l'on faisait "pisser la vigne". Et donc OUI à notre échelle il y a eu un réchauffement du à cette sortie du petit âge glaciaire ; pour autant cette situation n'est pas anormale, la Terre ayant connu des "beaucoup plus chaud" et des "beaucoup plus froid". L'erreur est de croire qu'il y a un thermostat qui règle la T°. L'article voit une baisse constatée à l'échelle Terre (ce sont des faits scientifiques et pas des opinions) et présage d'une baisse à venir. Bien cordialement

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