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Le Blog de jlduret

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Pensez juste ou pensez faux mais pensez par vous-même ! Depuis Socrate, le devoir du penseur n’est pas de répéter la doxa du moment mais de la questionner. Sans cette liberté d’exprimer opinions et pensées, point de démocratie.


Extinction de l’ours polaire ? Don’t panic, c'est tout faux

Publié par jlduret sur 5 Mars 2021, 10:33am

Catégories : #Ours polaire, #Réchauffement climatique

Extinction de l’ours polaire ? Don’t panic, c'est tout faux
 

Mais nous le savons: ils mentent. Don't panic.

Combien en reste-t-il? Les chiffres divergent et l’on ne sait qui croire. Depuis des décennies on nous annonce la fin de l’ours blanc. Il serait décimé par la variation climatique haussière et la fonte estivale partielle de la banquise.

réchauffement,climat,pole nord,banquise,ours,ours polaire,extinction,canadaRégression?

Devenu symbole d’un réchauffement prédit comme apocalyptique, l’ours blanc fait l’objet d’une surveillance régulière depuis une cinquantaine d’années. On tente régulièrement de dénombrer sa présence dans différents territoires du grand Nord.

Problème: les chiffres varient selon d’où ils viennent. 

En 2018 les autorités représentantes des Inuits du Nunavut au Canada réfutaient la thèse de la réduction du nombres d’ours:

« Les Inuits croient qu’il y a maintenant tellement d’ours que la sécurité publique est devenue une préoccupation majeure. »

Selon le plan de gestion des ours conçu par le gouvernement territorial: 

« [Le savoir inuit] reconnaît que les ours polaires sont exposés aux effets des changements climatiques, mais suggère qu’ils sont adaptables. » 

Environnement Canada réplique que cela « ne correspond pas aux preuves scientifiques ». L’agence fédérale cite deux études suggérant le contraire. »

Environnement Canada ajoute :

« C’est tout simplement faux. Cela a été documenté dans de nombreux endroits maintenant — pas seulement en ce qui concerne la condition physique, mais aussi le taux de reproduction et la survie. »

Et les contacts de plus en plus fréquents entre Inuits et ours? N’est-ce pas le signe de leur prolifération? Non, disent certains, ce serait à cause de la réduction de la banquise, qui pousse les plantigrades vers l’intérieur des terres. 

réchauffement,climat,pole nord,banquise,ours,ours polaire,extinction,canadaAugmentation ?

Le journal Le Monde avait également tenté de réfuter les bons chiffres. Mais ce canard a perdu tant de crédit dans ce domaine comme en politique, que je ne commenterai pas.

A contrario des annonces alarmistes, certains chiffres à la hausse semblent acquis. La diminution des populations est contredite par d’autres relevés. De 7’000 bêtes environ dans les années 1970, on est passé à environ 26’000 en 2017, et la population est plutôt stable voire en croissance.

Comparé au recensement de 2006, où entre 20’000 et 22’000 individus étaient dénombrés, la croissance globale est patente. Toutefois ce site spécialisé sur l’ours polaire précise:

« Les biologistes spécialistes de l’espèce ont divisé la population globale en dix-neuf sous-populations, ce qui permet une étude détaillée beaucoup plus précise prenant en compte les particularités locales. Sur ces dix-neuf sous-populations, cinq sont en déclin, cinq autres sont stables, trois en augmentation, et pour six d’entre elles les informations sont imprécises ou inexistantes. »

Cinq populations à la baisse, cinq stables, trois à la hausse et six insuffisamment documentées: on ne peut certainement pas parler de diminution dramatique et encore moins de tendance à l’extinction. Cela peut faire partie de variations ponctuelles normales. La tendance de fond depuis 1970 est l’augmentation sensible et régulière.

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Un autre site site spécialisé informe sur le suivi satellitaire des ours polaires en janvier dernier dans le nord du Canada:

« Chaque année depuis dix ans, le Polar Bears International Bear Tracker suit un échantillon d’ours polaires femelles munies d’un collier satellite dans l’ouest de la baie d’Hudson. (…) 

C’était la troisième bonne année de glace consécutive pour ces ours, ce qui signifie qu'ils sont généralement en bonne santé. Plusieurs années consécutives de bonne glace et de chasse sont probablement la raison pour laquelle nous avons vu une maman avec des petits triplés à l’automne, ce qui n’a pas été vu depuis un bon moment. »

On peut raisonnablement dire que la grande menace de leur extinction clamée depuis des lustres est un mensonge médiatique délibéré. Un mensonge commis avec la complicité objective de scientifiques et de journalistes. Un mensonge efficace pour nous inciter à mettre la main à la poche et à nourrir les vendeurs de mauvaises nouvelles et de fake news environnementales. Les organisations qui propagent cela ont compris que le public est ignorant et sentimental, un cocktail désastreux dont elles tirent profit.

Il ne faut s’étonner de rien quand on voit comment  les médias se sont moqués du monde à propos de l’ours mourant, soi-disant victime du réchauffement (image 4). Du pain béni pour les charlatan collapsologues. 

réchauffement,climat,pole nord,banquise,ours,ours polaire,extinction,canadaVariation

L’une des honteuses auteuses de cette fake new avait présenté des excuses par la suite mais trop tard: l’effet anxiogène avait parfaitement fonctionné et la société occidentale était montée d’un cran dans la grande peur irrationnelle de la fin des temps.

Mais ce n’est pas tout.

Selon Rémy Marion, fondateur de l'association Pôles Actions citée dans Science & Vie, la situation de l’ours polaire est instrumentalisée:

« … selon moi, il prend désormais trop de place au niveau de la communication alors que c’est loin d’être l’espèce la plus menacée de l’Arctique. Des parcs animaliers tel que Marineland l’instrumentalisent : ils communiquent sur l’extinction de l’espèce, alors que c’est faux, simplement pour faire du profit. »

Elle nuance les informations globalement alarmistes:

« Donc la population a augmenté et il est donc faux de dire qu’elle a globalement baissé. Par contre, dans certaines zones comme au nord de l’Alaska, elle a effectivement sûrement décliné. »

Variation naturelle ? C’est le plus plausible.

Continuons . 

Susan Crockford est une spécialiste de l’ours polaire. Bien que dénigrée par les alarmistes qui tentent de discréditer sa parole – c’est devenu une mode, héritée d’un passé nauséabond –  elle poursuit depuis des décennies un travail d’information documentée.

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En 2020 elle a signé le rapport de la Global Warming Policy Foundation, dont sont issues les trois premières illustrations de ce billet . Du rapport j’extrais ces deux informations:

  1. « À l’heure actuelle, l’estimation officielle de la population mondiale de la Liste rouge de l’UICN (ndla: Union internationale pour la Conservation de la Nature), achevée en 2015, est de 22 000 à 31 000 (moyenne d’environ 26 000), mais les enquêtes menées depuis lors, y compris celles rendues publiques en 2020, porteraient cette moyenne à près de 30 000. Il n’y a eu aucun déclin statistiquement significatif soutenu dans aucune sous-population.
  2. Contrairement aux attentes, une nouvelle étude a montré que les femelles de la région du Svalbard, dans la mer de Barents, étaient en meilleure condition (c'est-à-dire plus grasses) en 2015 qu’elles ne l’étaient dans les années 1990 et au début des années 2000, malgré le plus grand déclin de la glace de mer de  toutes les régions arctiques. »

La communauté alarmiste inventera des perspectives encore pires et plus invraisemblables pour maintenir la pression. Ils savent que l’on s’habitue aux annonces anxiogènes. Une surenchère se fera vite entendre. Ils sont prêts à tout. La peur et la confusion sont leurs alliées.

Mais nous le savons: ils mentent. Do not panic.

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