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Le Blog de jlduret

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Pensez juste ou pensez faux mais pensez par vous-même ! Depuis Socrate, le devoir du penseur n’est pas de répéter la doxa du moment mais de la questionner. Sans cette liberté d’exprimer opinions et pensées, point de démocratie.


Les Feux en Australie : la réalité des faits et rien d’autre…

Publié par jlduret sur 20 Janvier 2020, 18:59pm

Catégories : #Feu d'Australie

 

par Yannick Colleu

Les feux de brousse en Australie font la une des journaux écrits et audiovisuels. Ces annonces sont reprises par les réseaux sociaux.
La vérité médiatique est maintenant bien établie, ces feux sont l’œuvre du dérèglement climatique. Ces catastrophes humaine et écologique présagent, selon les réseaux dits sociaux, la fin du Monde annoncée par les « experts » du GIEC.

A ma connaissance pas un seul journaliste ne semble s’être penché sur le sujet. Du moins aucune autre conclusion, quant aux causes de cette catastrophe, n’a été, à ma connaissance, publiée sinon pour pointer le changement climatique comme seul et unique coupable.

Pourtant la réponse est moins évidente.

Il est de notoriété publique que l’Australie est un pays coutumier des sécheresses et des températures extrêmes. En outre c’est un pays quasi désertique de 7,7 millions de km² peuplé d’à peine 25 millions d’habitants principalement implantés dans les grandes villes de la côte Est et dans la principale métropole de l’Ouest.

Après les gigantesques feux de brousse de janvier à mars 1961 en Australie occidentale les réflexions sur les actions de prévention conduisaient à préconiser l’usage de feux déclenchés/contrôlés pour maîtriser la végétation à l’approche de la saison sèche. Cette technique permet en effet de créer des coupe-feux et de limiter la matière inflammable qui nourrit les brasiers.

Cette politique préventive a longtemps porté ses fruits, réduisant considérablement les incendies et surtout leur propagation. Néanmoins les chantres de la lutte contre le réchauffement et le CO2 ont poussé le gouvernement australien à changer de politique il y a une dizaine d’années (par exemple ici et ici).

La politique actuelle ne privilégie plus l’anticipation du risque d’incendie mais préconise de laisser les incendies se propager et de ne défendre autant faire se peut que les habitations et les vies humaines.
De fait la végétation n’est plus façonnée par l’homme pour limiter les risques de propagation et celle-ci offre dès lors un combustible abondant au moindre foyer qui se développe.

Le graphique ci-dessous fournit par l’association Bushfire Front Inc (BFF) de l’État d’Australie occidentale révèle l’impact que cet abandon d’une politique de prévention sur les feux de brousse sur la période 1950-2017.

En vert : surface de feux déclenchés.
En rouge : surface de feux de brousse.

Source : https://www.bushfirefront.org.au/prescribed-burning/why-prescribed-burning/Légende : La zone d’incendie contrôlé (réduction de ‘carburant’) est indiquée en vert et la zone des feux de brousse (feux de forêt) en rouge. Les pics causés par désastreuse saison des incendies de 1961 et les grands feux de brousse de ces dernières années sont clairement visibles.

Encore une fois le changement climatique est montré du doigt alors que l’incurie des gouvernants est la véritable coupable des catastrophes actuelles.

C’est ce que confirme également Jennifer Marohasy (Environmental Manager) pour qui ‘Les preuves historiques montrent que les incendies furent plus étendus et qu’il a fait plus chaud. Une partie de la catastrophe est aggravée par notre refus de nous préparer convenablement, comme c’est le cas avec l’urgence actuelle des feux de brousse ici en Australie. L’experte Dr Christine Finlay explique dans un article du journal The Australian l’importance de gérer correctement les charges de feu  qui sont toujours croissantes. Ainsi, bien qu’il y ait eu une augmentation de la superficie du parc national avec les forêts d’eucalyptus, il y a eu une baisse de la superficie des feux préventifs à des fins de réduction des risques d’incendie (voir ici).

Quelques rares auteurs ont récemment (janvier 2020) montré l’importance de cette mauvaise gestion écologique, également reconnue comme telle par les pompiers volontaires australiens (ici). Même les aborigènes disent que le ‘bush’ doit brûler!

Cette mauvaise (souvent même absence de) gestion écologique et politique des forêts fut aussi celle des feux de Californie (2019, par exemple ici) qui furent à nouveau attribués au changement climatique. De nombreux exemples de même type sont rapportés ailleurs (Amazone/Brésil,  Europe….).

Dans un article récent (ici), les auteurs montrent qu’une teneur plus élevée en CO2 peut même réduire l’importance de départs de feux et des terres brûlées en climat tropical et tempéré.

En conclusion, la réalité des faits devrait primer sur les raccourcis médiatiques relayés sans cesse par les médias sans démonstration en bonne et due forme.

Notes

climatechangedispatch.com/greens-australia-bushfires-worse/

joannenova.com.au/2019/11/opportunists-and-the-backlash-are-megafires-due-to-megatons-of-fuel-or-not-enough-carbon-taxes/

bushfirefront.org.au/home/about-us/

science-climat-energie.be/from-outside/ (rubrique Canicules et Feux)

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