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Le Blog de jlduret

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Pensez juste ou pensez faux mais pensez par vous-même ! Depuis Socrate, le devoir du penseur n’est pas de répéter la doxa du moment mais de la questionner. Sans cette liberté d’exprimer opinions et pensées, point de démocratie.


Il n’est plus possible de soutenir la thèse du réchauffement climatique avec un effet de serre accru causé par les activités humaines

Publié par jlduret sur 5 Janvier 2020, 09:26am

Catégories : #Effet de serre, #RCA

Il n’est plus possible de soutenir la thèse  du réchauffement climatique avec un effet de serre accru causé par les activités humaines

Des observations satellitaires qui ne confirment pas les modèles climatiques

par Prof. Dr. Jean N.

Conclusions de l'article qui suit

• Depuis plus de 40 ans que des mesures de température sont effectuées par satellite, la basse et la moyenne troposphère se réchauffent bel et bien. Mais sans aucune accélération visible, et ce à des vitesses de l’ordre de +0.13°C/décade et +0.09°C/décade. La vitesse de réchauffement décroit donc avec l’altitude.

• La zone correspondant à la tropopause (vers 10 km d’altitude) ne se réchauffe pas, contrairement à ce que les modèles informatiques prédisent (pour plus de détails voir les articles de J. Christy). Peut-on alors continuer à utiliser ces modèles pour prédire la température de certaines couches atmosphériques dans le futur? Notons ici que les observations satellitaires sont confirmées par des observations réalisées in situ avec des ballons-sondes.

• La basse stratosphère se refroidit actuellement à la vitesse d’environ –0.29°C par décade, et l’analyse de corrélation menée par Varotsos et Efstathiou nous suggère que le comportement de la stratosphère n’est pas simplement lié à celui de la troposphère, les choses étant plus complexes.

• Les modèles climatiques actuels, basés sur l’hypothèse d’un l’effet de serre radiatif causé essentiellement par du CO2 atmosphérique, sont donc à revoir. Le CO2 (naturel ou d’origine anthropique) pourrait donc n’avoir qu’un rôle mineur et imperceptible sur la température de la troposphère.

En conclusion générale, nous devons toujours garder à l’esprit que le système climatique est très complexe car il est composé de cinq sous-systèmes (atmosphère, cryosphère, hydrosphère, biosphère et lithosphère) et que ces 5 sous-systèmes interagissent les uns avec les autres dans l’espace et le temps avec des processus principalement non linéaires (Lovejoy et Varotsos, 2016) et se comportent de manière chaotique (voir ici).

Par conséquent, la modification d’un seul paramètre dans l’un des sous-systèmes (par exemple, la température de la basse troposphère) ne permet pas de prévoir un changement climatique à long terme, car tous les autres paramètres de l’atmosphère mais aussi ceux des autres sous-systèmes (connus et mesurables, ou non) ne sont pas nécessairement connus et stables. En plus de tout cela plusieurs facteurs externes, imparfaitement connus, peuvent influencer chacun des sous-systèmes, comme les rayonnements cosmiques ou les variations du champ magnétique solaire.

L'étude

Le Professeur Konstantinos (Costas) Varotsos est  un physicien grec, spécialisé dans la physique de l’atmosphère. Ses centres d’intérêt sont la télédétection, la dynamique du climat, la physique et chimie de l’atmosphère, le changement climatique et les processus non linéaires. Il enseigne à l’université NKUA d’Athènes et possède un CV impressionnant.

En effet, il est auteur de plus de 300 publications dans des journaux contrôlés par les pairs ainsi que de 11 livres publiés chez Springer. Il semblerait donc qu’il connaisse bien son sujet.

Avec son collègue N.M. Efstathiou, le Prof. Varotsos a publié un article qui vaut le détour. Cet article, que nous allons vous présenter dans ses grandes lignes, est paru dans un numéro de Janvier 2019 du Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics (182:31–38; 2019). Pour vous convaincre de son intérêt, commençons par présenter la conclusion de cet article, qui pourra faire sursauter certaines personnes :

” Sur la base de nos résultats, et tout en gardant à l’esprit la complexité du système climatique et les incertitudes des modèles climatiques, il n’est plus possible de soutenir la thèse comme quoi le réchauffement climatique, avec un effet de serre accru, serait causé par les activités humaines.”

Comme nous allons vous le montrer, les conclusions du Prof. Varotsos rejoignent parfaitement celles du Dr John R. Christy, Professeur en Sciences Atmosphériques et Climatologue de l’Etat d’Alabama à l’Université d’Alabama (Huntsville, USA), qui possède également plus d’une centaine de publications dans le domaine de la climatologie, particulièrement dans celui du traitement des données satellitaires.

Les méthodes employées par Varotsos et Efstathiou

Varotsos et Efstathiou se sont penchés sur les données de température de la troposphère et de la stratosphère. Pour cela ils ont utilisé la dernière version (Version 6) des données satellitaires UAH MSU/AMSU fournies par la NOAA aux Etats-Unis (National Oceanic and Atmospheric Administration). Ces données sont en libre accès (ici) et le lecteur intéressé pourra se faire sa propre opinion en les consultant.

Les données utilisées par les chercheurs grecs vont de décembre 1978 à juillet 2018 (soit plus de 40 ans) et consistent en valeurs mensuelles moyennes des anomalies de température (par rapport à la moyenne 1981-2010). Les chercheurs ont analysé les régions des tropiques, les régions extra-tropicales et les régions polaires des deux hémisphères.

Pour toutes ces régions, il faut savoir que les satellites comportant les instruments MSU/AMSU peuvent mesurer la température dans différentes tranches de l’atmosphère : la basse troposphère (LT, Lower Troposphere), la troposphère moyenne (MT, mid-Troposphere), la tropopause (TP), et la basse stratosphère (LS, Lower Stratosphere). Pour plus de détails concernant ces mesures satellitaires le lecteur pourra consulter deux précédents articles sur SCE, ici (1/2) et ici (2/2), ou les publications de John Christy (ici). La Figure 1 ci-dessous nous montre par exemple que c’est le canal n°7 du radiomètre AMSU qui donne le signal correspondant à la tropopause.

Ce signal, comme tous les autres, ressemble à une courbe en cloche asymétrique. Rappelons que la tropopause est la limite supérieure de la troposphère, et que son altitude dépend notamment de la latitude (de ± 9 km aux pôles à ± 17 km pour les régions équatoriales).

Figure 1. Signaux (radiances) obtenus par les 15 canaux du radiomètre AMSU-A. Image source : ici.

Après avoir tracé des graphiques avec les données satellitaires (anomalies de température en fonction du temps), les auteurs grecs ont simplement dessiné des courbes de tendance parmi les données (analyse de régression linéaire). Ces analyses ont été effectuées pour les 4 altitudes sélectionnées (LT, MT, TP, LS).

Ils ont ensuite utilisé des méthodes plus sophistiquées de corrélation, afin de voir si les séries temporelles obtenues dans la troposphère étaient corrélées à celles de la stratosphère. En effet, selon les modèles informatiques présentés dans les rapports du GIEC, les variations de température de la troposphère seraient corrélées aux variations de température de la stratosphère.

En d’autres mots, la troposphère pourrait influencer la stratosphère. Il est donc logique d’examiner cette possible corrélation.

Résultats obtenus

Les courbes de tendance obtenues entre 1978 et 2018 sont présentées à la Figure 2. Sans surprise, les chercheurs détectent un léger réchauffement de la basse troposphère depuis 40 ans (Fig. 2a) et valant +0.13°C/décade, un réchauffement plus faible de la troposphère moyenne (Fig. 2b) valant +0.09°C/décade, et un refroidissement de la stratosphère valant –0.29°C par décade (Fig. 2d). Toutes ces valeurs sont significatives, selon les tests statistiques effectués.

Nous pouvons également voir que la zone de l’atmosphère correspondant à la tropopause ne présente aucune variation de température significative (Fig. 2c) : la courbe est horizontale, et le coefficient obtenu (+0.01°C/décade) est faible et non significatif.

Figure 2. Anomalies de température (en rouge), mesurées par satellite (MSU/AMSU-A) entre 1978 et 2018, pour 4 couches différentes de l’atmosphère : la basse troposphère (a), la troposphère moyenne (b), la tropopause (c), et la basse stratosphère (d). Les lignes noires représentent les droites de régression. Source : Varotsos et Efstathiou (2019)Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics(182:31–38; 2019).

Selon Varotsos et Efstathiou, ce résultat obtenu pour la tropopause (Fig. 2c) nous montre que les modèles informatiques utilisés par le GIEC ne sont pas fiables. En effet, pour la plupart des modèles climatiques actuels la zone de la tropopause intertropicale a la propriété de se réchauffer au cours du temps. Le “modèle canadien” par exemple, illustré en Figure 3, nous propose un réchauffement de plus de 0.6°C/décade dans la zone intertropicale de la tropopause (Fig. 3). C’est le célèbre “hot-spot” troposphérique.

Ce hot-spot troposphérique est illustré et discuté dans les récentes publications de John Christy (par exemple, Christy et al. 2018) (et ici), qui nous dit également que ce hot-spot n’apparaît plus lorsque la sensibilité des modèles au CO2 est diminuée. En d’autres termes, le hot-spot est causé par le CO2.

Figure 3. Point chaud (hot spot troposphérique) d’après le modèle canadien (Christy et al. 2018). L’axe des Y représente l’altitude en unités de pression (millibars), l’axe des X représente la latitude en degrés. L’échelle colorée de droite représente le réchauffement prédit par le modèle canadien, en °C/décade. Nous voyons que la zone située entre 15° de latitude S et 15°C de latitude N montre le plus important réchauffement, plus de 0.6°C/décade. Source : Christy J (2019) The tropical skies falsifying climate alarm. GWPF Note 17.

Mais Varotsos et Efstathiou vont encore plus loin dans leur analyse : en utilisant leurs méthodes de corrélation (que nous n’allons pas voir ici), ils nous démontrent que les séries temporelles obtenues dans la troposphère ne sont pas corrélées à celles de la stratosphère. L’hypothèse avancée par de nombreux climatologues, et selon laquelle la température de la troposphère influencerait fortement celle de la stratosphère, ne correspondrait donc pas à la réalité. 

Les chercheurs grecs concluent que régime thermique de la basse stratosphère est principalement affecté par la dynamique de l’ozone stratosphérique et non pas par le régime thermique de la basse troposphère. Par conséquent, le refroidissement observé dans la stratosphère inférieure ne peut pas être attribué au seul réchauffement de la troposphère, et donc au seul taux de CO2, comme dicté par la théorie actuelle du réchauffement global. Il s’agit d’un phénomène beaucoup plus complexe.

Références

Christy JR, Spencer RW, Braswell WD, Junod R (2018) Examination of space-based bulk atmospheric temperatures used in climate research. International Journal of Remote Sensing 39:3580-3607.

Varotsos CA, Efstathiou MN (2019) Has global warming already arrived? Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics 182:31-38.

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