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Le Blog de jlduret

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Pensez juste ou pensez faux mais pensez par vous-même ! Depuis Socrate, le devoir du penseur n’est pas de répéter la doxa du moment mais de la questionner. Sans cette liberté d’exprimer opinions et pensées, point de démocratie.


L'Eglise Climatique.

Publié par jlduret sur 19 Août 2019, 08:00am

Catégories : #Eglise Climatique

L'Eglise Climatique.
Mystique de l’invisible

« L’homme est un animal religieux ». Il y a eu aussi des religions matérialistes sans dieu, qui ont imposé elles aussi leurs dogmes, leur inquisition, leur Torquemada et leurs bûchers pour excommuniés sous forme de camps de concentration.

L'invisible commande

Ces religions ont en commun une doctrine qu’il n’est pas permis de contester, révélée ou considérée comme telle, un clergé, des grands prêtres, des tribunaux pour renégats. Elles font surtout appel à l’imaginaire, à l’invisible qui seul peut amener l’adhésion mystique du plus grand nombre qui se passe volontiers de faits réels et objectifs qui pourraient contrarier leur croyance. Il faut un concept invérifiable, invisible, pour engendre la croyance. 

L’évolution de nos sociétés d’abondance se fait cependant vers une extinction progressive des religions classiques et Nietzsche a pu annoncer la mort de Dieu. Ceci crée inévitablement un vide qu’il convient de combler car le besoin de sens est consubstantiel à l’homme.

C’est aujourd’hui l’Ecologie qui comble le vide

Elle propose de faire le bien pour éviter l’enfer climatique et ne pas quitter le paradis sur terre. L’homme étant le responsable de la rupture du contrat naturel en croquant les énergies fossiles, il doit faire œuvre de rédemption. Le COest proposé comme le grand Satan, la Terre comme symbole divin, le GIEC comme l’organe de la doctrine de la foi. 

La foi se résume donc dans le dérèglement du climat par le COanthropique. Emettre du COc’est pécher ! On peut d’ailleurs acheter des bons d’émission de CO2 comme au moyen âge on achetait des Indulgences pour éviter la sanction divine. 

Etre athée en religion climatique

Quand le sujet du climat se dessine entre la poire et le fromage le risque est grand de voir la soirée se terminer par une altercation. Le plus fréquemment cela commence par « Ah bon, toi tu ne crois pas au réchauffement climatique !! ». Passons sur le terme de « réchauffement » qui ne semble plus assez fort pour engendrer l’inquiétude et désormais traduit par « dérèglement ». Le terme essentiel est le verbe « tu ne crois pas ». On se situe là précisément sur le terrain religieux de la croyance. Croire ou ne pas croire, telle est la question. En général personne ne demande les chiffres, les preuves, les mécanismes mais  seulement si on y croit, autant dire si on est ignorant car c’est l’ignorance qui oblige à croire. 

La croyance a vaincu la connaissance _ Jean Claude Carrière _

Elle est beaucoup plus forte pour emporter la conviction car elle ne présente aucun argument réfutable. Nous ne sommes plus alors dans la Physique mais dans la Métaphysique. C’est le terrain de l’invisible où les légendes se créent, se colportent en se magnifiant, où les bonimenteurs font fortune.

Parler de bonimenteurs c’est approcher les mécanismes économiques profitant de la croyance. C’est le domaine des sectes qui font fortune sur le dos des gogos naïfs

L’écologie est-elle une secte ?

On peut se poser la question quand on voit certains protagonistes de cette idéologie prêcher l’apocalypse si l’on ne fait pas allégeance au dogme de la décroissance, du Véganisme et de la charrue. Les gourous ne manquent pas. Mais pour quels profits ? Apparemment aucun sauf pour les petits malins qui ont su profiter des subventions aux énergies « renouvelables. »

 Il s’agirait plutôt en fait d’un profit idéologique qui procède d’un fond culturel alliant selon les cas, la haine de l’argent, le mythe du retour à la nature, le collectivisme, les communautés de vie, les médecines parallèles dites douces, les solutions magiques, le renoncement (ou l’incapacité) à la performance et à la compétition etc. Bref un appel au changement de comportement plus ou moins obligé selon l’emprise psychologique liée au discours.

Aurélien Barrau, entre autres, nous explique tout ceci avec un art consommé du verbe digne des meilleurs prêcheurs. « La fin du monde est proche, repentissez vous de votre consommation, faites décroissance, gagnez en solidarité etc… » C’est le recyclage à l’échelle matérielle, une fade copie, d’un discours religieux culpabilisateur et rédemptionnel qui peut être bien reçu du fait de sa proximité avec celui qui a structuré nos sociétés occidentales depuis deux millénaires. Le Pape François y a d’ailleurs apporté sa caution par son encyclique Laudato si. Nous sommes donc en plein mélange des genres et peut être en pleine contradiction avec le « croissez et multipliez-vous ».

« Mal nommer les choses ajoute aux malheurs du monde » nous disait Camus. La définition de l’écologie devient désormais de plus en plus trouble si l’on tient compte de toutes les formes qu’elle revêt y compris religieuse : écologie scientifique bien sûr mais aussi politique, médiatique, économique, voire sentimentale.

Toutes ces constructions mentales s’appuient sur l’invisible, l’indémontrable, l’irréfutable.

Le dioxyde de carbone n’est pas visible sauf peut être pour Greta Thunberg qui, selon sa mère, en verrait les molécules…

L’invisible est donc plein d’avenir.

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