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Le Blog de jlduret

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Pensez juste ou pensez faux mais pensez par vous-même ! Depuis Socrate, le devoir du penseur n’est pas de répéter la doxa du moment mais de la questionner. Sans cette liberté d’exprimer opinions et pensées, point de démocratie.


La transition énergétique est un "sacrifice humain"

Publié par jlduret sur 30 Novembre 2018, 10:29am

Catégories : #Transition énergétique, #Gilets jaunes

 

L'Etat n'a rien fait pour qu'elle se fasse en douceur

Rassemblement de gilets jaunes près de Bordeaux, novembre 2018. SIPA. 00885936_000010

Les non-réponses de Macron aux gilets jaunes le montrent: l’Etat sacrifie l’humain à la transition énergétique. Hier, il n’a pourtant rien fait pour la faire accoucher sans la douleur…

Personne ne conteste qu’il faille lutter contre la pollution.

Mais le pouvoir a tenté de discréditer, dénaturer, voire diffamer un mouvement social spontané rare que les historiens étudieront longtemps, celui des gilets jaunes. Le pouvoir a refusé de l’écouter feignant de croire qu’il ne visait que le prix du carburant et, suivi par des intégristes très sélectifs de l’environnement, a critiqué vertement ou méprisé des hommes et des femmes « égoïstes », qualifiés de « peste brune ».

Etat de l’écologie et écologie de l’Etat

Or, s’il s’agissait vraiment de réduire la pollution due à la combustion d’énergies fossiles, quid des centrales à charbon allemandes, des camions transfrontières, des porte-conteneurs chinois, qui polluent l’atmosphère infiniment plus que l’infirmier du Massif central ou la mère de famille de Normandie ou d’Île de France. Car pouvoir aller et venir pour les besoins de sa vie avec son véhicule est un droit citoyen. Et si nos véhicules polluent, c’est que l’État et ses voisins ont été incapables, depuis des décennies, de se soustraire aux lobbys pétroliers et de faire un grand effort scientifique, industriel et réglementaire pour aller vers des véhicules moins polluants. N’oublions pas le scandale Volkswagen.

Où en sont les plans de ferroutage et de merroutage en panne depuis 30 ans ?

Et s’il s’agit de préserver les ressources naturelles, quid encore de la destruction massive et délirante de nos terres agricoles et des sites naturels ? Faut-il toujours plus de voies ferrées, de lotissements, de parkings de supermarchés, d’autoroutes privatisées, de TGV ?

La cause de ces effets, c’est notamment la surpopulation d’un monde passé en un siècle d’un milliard à bientôt huit milliards d’habitants. Avec les crises migratoires – et donc sociologiques et politiques – qui s’ajoutent aux pollutions inhérentes et proportionnelles. Qui osera évoquer ce tabou ?

La transition énergétique, l’arbre qui cache la souffrance

Se focaliser sur la seule transition énergétique permet d’éviter de parler du reste, de la vérité qui dérange. Car les gilets jaunes, pour qui aurait dû avoir le respect de les écouter et pas seulement de les entendre, réclament aussi un droit de l’homme fondamental incoercible et imprescriptible : le droit de vivre et de travailler dans la dignité.

L’appauvrissement de notre pays, qui fut si riche et que nos dirigeants ont, depuis 40 ans, ruiné par idéologie, incompétence ou complicité, fait que des travailleurs, des chômeurs et des retraités ne peuvent plus vivre. Je dis bien : vivre. Sinon dans la gêne absolue, l’angoisse, l’humiliation. Les intégristes écolos peuvent-ils l’entendre ? Sont-ils accessibles à l’écologie humaine ? Ou seulement aux ours et au sadomasochisme réglementaire borné ?

A lire aussi: Ecologie et compagnie, les combats de la gauche ne sont plus ceux du peuple

Il y a encore plus profond dans le malheur des Français des giratoires et des péages. Ils exigent à juste titre, parfois sans bien savoir l’exprimer, que la République et la France redeviennent une civilisation fondée sur la solidarité, la dignité, la justice, le consensus culturel et social, la démocratie.

De la transition énergétique à la transition démocratique

Ceci supposerait d’abord que les grands choix politiques, économiques et sociaux soient désormais, à jamais, de façon impérative et intangible, effectués par referendum. Le « contrat social » né en 1790 lors de la fête de la Fédération est foulé aux pieds depuis 40 ans. La Fayette avait réussi, le 14 juillet 1790, à rapprocher toutes les forces vives du pays. Du roi à l’armée et aux clercs, des puissants aux bourgeois et au peuple : « Nous jurons de rester à jamais fidèles à la nation, à la loi et au roi [l’Etat], de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par le roi et de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l’intérieur du royaume, la prescription des contributions publiques sous quelque forme qu’elle existe, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la Fraternité. » Une sacrée leçon.

Ce pacte national fut rejeté par l’aveuglement des nantis. Un an plus tard, le Champ-de-Mars, qui avait été le cadre de la fête de la Fédération, devenait celui de la fusillade qui entraînera la Terreur. La France n’allait pas souvent retrouver l’esprit de la « Fédération ».

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denis dupuy 04/12/2018 07:56

je plaisantais, pour les "connes et cons", à propos de ce tic de langage odieux, "celles et ceux"... ce président massacre l'économie autant que la langue française qui comprend un genre neutre autorisant à englober dans "cons" tous les cons de France et dans Français tous les Français.ce type est aussi gardien de notre langue. en tous cas bravo à vous

denis dupuy 02/12/2018 13:59

Il était un petit homme,
Tout de jaune tout de jaune
Qui s’enflammait dans la rue
Hurlant qu’il n’en pouvait plus

Notre brave petit homme
Tout de jaune, tout de jaune
Tous ses impôts acquittés
N’avait plus rien à croûter

Mais ce gentil petit homme
Tout de jaune, tout de jaune
Ne croyait pas aux sornettes
Des sauveurs de la planète

Alors l’humble petit homme
Tout de jaune tout de jaune
Dressa une barricade
Et tomba dans l’embuscade

Notre pauvre petit homme
Tout de jaune, tout de jaune
Sur l’échiquier de Macron
N’était qu’un malheureux pion

Macron fit tomber notre homme
Tout de jaune, tout de jaune
Il roula sur son gilet
Et le pauvre fut tué

La planète fut sauvée
Et Macron fut encensé
Dieu compta un nouvel ange
Jaune et sang, gilet orange...

Yeepaaa...

Et comme le dit notre président "les françaises et les français seront heureux et heureuses, un jour, de nos décisions, qu'ils et elles ne comprennent pas, car ils et elles sont cons et connes mais la planète, elle, sera sauvée. "

jlduret 02/12/2018 17:55

Je ne pense pas, comme vous avez l'air de le sous-entendre, que le Président traite nos concitoyens de "cons" et de "connes".
Je vois que le problème est mal posé et je vais publier un article pour donner mon avis.

jean-louis 01/12/2018 19:53

L'écologie, dont on nous rebat les oreilles, n'est qu'un prétexte farfelu pour taxer et récolter du fric sur le dos de ceux qui ne peuvent pas se défendre. Si les Français se mettaient à rouler en vélo, les 35 milliards d'euros que rapportent les taxes sur les carburants et les radars (environ pour 2018) manqueraient à l'Etat et il les prendrait ailleurs, avec d'autres taxes. Je vous prie de constater que les taxes sur l'électricité ont grimpé en flèche ces dernières années;
Quelle responsabilité, quelle importance ils ont, sans le savoir forcément, les gilets jaunes. Inventer quelque chose qui ne passe pas par des partis ou syndicats compromis (ou corrompus) sectaires et inefficaces. Être la voix du peuple (et pas celle de corporations ou d'intérêts particuliers). Aller à contre-courant de tous les discours et propagandes habituels qui servent le système. Faire l'histoire en partant de presque rien. Vraiment, chers gilets jaunes, je vous embrasse. .

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