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Le Blog de jlduret

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Pensez juste ou pensez faux mais pensez par vous-même ! Depuis Socrate, le devoir du penseur n’est pas de répéter la doxa du moment mais de la questionner. Sans cette liberté d’exprimer opinions et pensées, point de démocratie.


La permaculture, c’est quoi ?

Publié par jlduret sur 21 Février 2018, 15:47pm

Catégories : #Permaculture

 

Claire Lelong-Lehoang

À la fois ancestrale et innovante, la permaculture reprend et améliore les enseignements de la nature pour viser l’abondance et l’autonomie alimentaire.

Ce principe de culture permanente, créé par le biologiste Bill Mollison dans les années 1970 en Australie, fait grand bruit actuellement. Principalement parce qu’il est utilisé dans les potagers urbains se développant dans le monde entier, en lien avec le mouvement des Incroyables Comestibles.

Son but ultime : nourrir tous les hommes de la planète, et de manière durable. Quel pari ! « C’est un mouvement qui a gagné de l’ampleur en quelques années, explique Carine Mayo, auteur du Guide de la Permaculture.

Il apporte des réponses à ceux qui veulent inventer une société moins dépendante du pétrole ou simplement retrouver un lien avec la nature en cultivant leur jardin ».

A lire aussi : Permaculture, à l’école de la nature

À contre-courant de l’agriculture moderne

« À cause de la monoculture et de l’utilisation d’engrais chimiques, de nombreuses zones agricoles sont de moins en moins utilisables, indique Karel Schelfhout, auteur du Bio Grow Book.

Basée sur  la création d’écosystèmes, la permaculture offre alors à la fois un nouveau souffle à la terre, un nouveau rôle au jardinier, un nouvel espoir pour la santé et la consommation de végétaux ».

Bill Mollison décrit dans son livre son objectif : « Qu’il soit possible de récolter sans semer chaque année, de protéger le sol sous un couvert permanent, de mieux associer cultures et boisement… [Cela] correspond à tant de réalités observées en France et dans le monde, à tant d’ingénieux procédés de paysans permaculteurs sans le savoir ! ».

Le livre de Bill Mollison montre que cette notion dépasse largement un système d’agriculture : c’est une nouvelle vision de l’homme dans son milieu local. Un bel encouragement pour re-végétaliser nos jardins selon cette méthode !

Les principes de la permaculture

permaculture principeLa forêt, constituée de plusieurs écosystèmes qui interagissent, est le modèle de base : un sol protégé en permanence, non seulement par un paillage naturel mais aussi par l’absence de tout travail mécanique, produit toxique ou d’engrais chimique, l’alliance de différents végétaux et la présence forte de plantes pluriannuelles sans oublier la présence d’animaux, mammifères et poissons, qui participent à cet écosystème.

Il s’agit ensuite, pour nos jardins, d’adapter ces principes à des parcelles à taille humaine : « C’est une agriculture de la photosynthèse, précise Bill Mollison. La première chose à faire est donc d’utiliser au mieux l’énergie gratuite du soleil ; d’où le souci de superposer aussi souvent que possible 2 ou 3 étages de végétation ».

Au fil des années, les plantes se ressèment, l’arrosage est limité, le jardinier est là uniquement pour observer, faire quelques ajustements réfléchis et récolter uniquement ce dont il a besoin.

Une nouvelle conception du jardin… nourricier

« Cette approche donne des résultats étonnants dans les jardins, se réjouit Carine Mayo.

Idéale pour ceux qui veulent produire eux-mêmes leur nourriture, la permaculture est bien plus qu’une méthode de culture, c’est une philosophie, une démarche globale qui s’appuie sur une éthique reposant sur trois piliers : prendre soin de la Terre, prendre soin des humains, partager équitablement les ressources et les récoltes ».

Sepp & Margit Brunner, auteurs de La permaculture pour tous, assurent qu’elle correspond même à « une nouvelle vision du monde »…

Pour aller plus loin, sont à lire :

Introduction à la permaculture – Permaculture One, de Bill Mollison et David Holmgren

Le Bio Grow Book, de Karel Schelfhout et Mig, MamaEditions, 39 €

Le Guide de la permaculture au jardin, pour une abondance naturelle, de Carine Mayo, éditions Terre Vivante, 22 €

La permaculture pour tous, de Sepp & Margit Brunner, éditions du Rouergue, 22,50 €.

A lire aussi : Permaculture, à l’école de la nature

 

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David 21/04/2020 19:57

Bonjour j'ai trouvé cette article intéressant et instructif !
J'aimerais également vous présenter ceci qui ma était montrer par un ami et qui a révolutionner ma façon de consommer https://bit.ly/DémarrerLaPermaculture
Merci en tous cas pour c'est blog !

lawl 01/06/2020 11:38

Merci de donner raison à ceux qui pense que permaculture=marketing. En effet bcp de formation payante et de bouqin en vente mais peux de réel réussite en dehors des particuliers. Je préfère largement la vision du jardin de la grelinette par exemple.
Quand on aura réellement besoin de son potager pour survivre les gens ouvrirons les yeux et irons plutot vers une agriculture raisonné.

douar 22/02/2018 14:22

ça peut marcher sur des micro surfaces comme des jardins, mais dès que l'on passe à une échelle plus étendue, on atteint les limites du système.
Pas d'apports d'engrais? si, mais sous forme organique comme souches décomposées et autres déchets.
J'ai d'ailleurs remarqué que des systèmes satisfaisants à un niveau de pilote s'avéraient incontrolables à grande échelle : exemple, culture d'algues pour biocarburant. Les entreprises qu'y sont lancées ont dû revoir leurs prévisions à la baisse quand elles ne l'ont pas carrément arrêté.

jlduret 22/02/2018 15:50

Je dis juste que dire comme vous le faites que 1_ C'est un coup marketing et 2_Çà n'a pas fait ses preuves est soit de l'ignorance, soit une contre-vérité soit la volonté de discréditer. L'échelle n'est pas mon problème : je dis que pour moi je ne bêche plus, n'arrose plus (ce qui est un exploit pour mes tomates en plein été) et ne mets plus ni engrais chimique ni anti limaces ni anti pucerons. Bien sûr j'y substitue tout le broyage de la taille de mes haies (au passage çà m'évite d'aller en déchèterie et j'ai vendu ma remorque), toute mes tontes de pelouse, mes déchets ménagers (je ne composte plus) et les broyages lorsque mes arbres sont élagués. De plus je plante beaucoup plus densément (j'ai donc plus de production) et ai de grosses récoltes. Pour être complet je ne laisse JAMAIS mon sol à nu, j'achète de la paille à un paysan voisin, je supporte quelques limaces. Et je constate que la bio-diversité que je n'avais plus est revenue (je suis incapable de nommer les innombrables insectes qui sont là).
Quant au fonctionnement "à grande échelle" çà ne me concerne pas.
Au fait vous pensez quoi de l'agriculture bio ?

douar 22/02/2018 08:31

Un peu étonné de cet article: un concept, des promesses, rien que des promesses.
J'attends plutôt des résultats, parce que j'ai beau chercher, je n'en trouve guère de probants.
La ferme du bec Hellouin qui se tarde de résultats positifs, oublie opportunément(?) qu'elle a , à sa disposition, des engrais organiques d'un haras proche.
En tout cas, beau concept marketing.

jlduret 22/02/2018 09:01

Bonjour, Je ne suis pas d'accord avec vous. J'ai un tout petit jardin (50m2) qui ne produisait pas beaucoup et j'avais du installer un arrosage micro-gouttes tellement la terre (essentiellement feuilles de chênes décomposées sur calcaire) séchait vite. Labourage, désherbage, engrais, arrosages étaient mon quotidien. L'an passé j'ai enfoui des souches décomposées, mis du carbone, des tontes du paillage (culture sur lasagnes) = Aucun engrais, pas d'arrosage, pas de bêchage, des plantations serrées de beaucoup plus de variétés de légumes et du paillage "paille". Une bonne production. Je vous pense mal informé quand vous parlez de "coup marketing" Voyez les vidéos Youtube de Damien DEKARZ de qui j'ai suivi les conseils et compris les concepts.

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