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Le Blog de jlduret

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Pensez juste ou pensez faux mais pensez par vous-même ! Depuis Socrate, le devoir du penseur n’est pas de répéter la doxa du moment mais de la questionner. Sans cette liberté d’exprimer opinions et pensées, point de démocratie.


Nucléaire : les mini-réacteurs révolutionneront-ils ce domaine ? Mise à jour

Publié par jlduret sur 20 Décembre 2017, 21:48pm

Catégories : #Nucléaire, #Mini-réacteur nucléaire

 
 

Crédits : Pixabay

Présenté comme moins onéreux et moins dangereux, le concept de mini-réacteur nucléaire pourrait devenir la nouvelle référence dans ce domaine. Fort de dimensions compactes, il sera néanmoins peu évident d’en installer partout, surtout que la réputation du nucléaire n’est pas au beau fixe !

Tout d’abord, rappelons que la France est le pays où la présence du nucléaire est la plus importante au monde avec 75 % de l’apport énergétique. Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, espérait baisser cette part à 50 %, mais s’est rendu à l’évidence quant à l’impossibilité de cette tâche car selon lui il « faudrait fermer entre 17 et 25 réacteurs », des propos rapportés par Le Figaro.

Voir s’installer un réacteur dans son secteur est quasiment une catastrophe pour bon nombre de nos concitoyens. En effet, tout semble indiquer que ces installations sont dangereuses, complexes et démesurées alors que tout le monde se souvient des catastrophes de Fukushima en 2011 et plus anciennement de Tchernobyl (1986). De plus, si cette industrie rejette peu de gaz à effet de serre, celle-ci engendre des déchets radioactifs dont l’homme ne sait pas vraiment quoi faire, à part les stocker dans des grottes ou au fond de la mer.

Dans le pays le plus nucléarisé au monde, on cherche désormais à développer des réacteurs de plus petite taille délivrant une puissance dix fois moins importante. Fini les gros monstres de plus de 1 500 MWe ? Rien n’est sûr, mais l’idée est de stopper l’escalade de la puissance des centrales en faisant simple et petit.

  « Nous travaillons actuellement sur un réacteur de 150 MWe » a expliqué Bernard Salha, directeur de la Recherche & Développement du groupe EDF pour Science & Vie.

Ce concept baptisé Small Modular Reactor (SMR) visant à redynamiser le nucléaire et à lui faire peau neuve affiche des dimensions très réduites par rapport à un réacteur classique : 25 mètres de longueur pour 4,6 mètres de diamètre dans le cas du projet d’EDF.

Enfin, évoquons le fait que dans le monde, plus d’une quarantaine de géants du secteur des start-up dont NuScale Power (la plus proche du but) planchent actuellement sur le même type de mini-réacteurs, dont la puissance ne dépassera pas les 300 MWe.

Crédits : NuScale Power

Ces installations compactes sont prévues pour alimenter en électricité et en chaleur une ville moyenne avec tous ses équipements. L’avenir nous dira si ce virage pris par le nucléaire réduira les risques ou non, car qui dit réduction de la puissance dit multiplication des installations pour quadriller le territoire.

Sources : Science & Vie – L’Usine Nouvelle

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Mise à jour du 25 décembre 2017

Une réponse d'un lecteur

Une très brève histoire des SMR                                           Claude Brasseur

 

Quand, en 1898, Marie et Pierre Curie découvrent le radium, travaillent sur les « rayons uraniques », ils n’imaginent pas que la radioactivité  pouvait aussi tuer et Marie Curie est morte d’un cancer en 1934. Le nucléaire a tué à Hiroshima et Nagasaki, la guerre froide a suivi celle de 40-45 et le nucléaire devait servir à effrayer l’ennemi. Les centrales nucléaires étaient avant tout militaires, servaient accessoirement à fabriquer de l’énergie électrique…

           

Une de ces centrales « à double usage » a explosé suite à des ordres contradictoires donnés à des responsables terrorisés et c’est depuis lors que « Tchernobyl » fait craindre les centrales  nucléaires.

Le tsunami de Fukushima a été exploité pour faire durer la terreur : là personne n’est mort à cause de la radioactivité, la population a été évacuée en masse parce que le seuil de radioactivité a été fixé...2,5 fois plus bas que la radioactivité naturelle, très faible, en Belgique !

La centrale elle-même aurait mérité… un réservoir d’eau correctement installé en plus de pompes à eau.

Bien avant la catastrophe de Tchernobyl en 1987, des chercheurs se penchaient sur un nucléaire uniquement civil. Dès les années 1950  Alvin Weinberg et d’autres étudiaient et ont testé à grande échelle ce qu’on appelle maintenant « le nucléaire de 4e génération ».

Il ne permet pas la fabrication de plutonium 239 de qualité militaire – ce qui a retardé ses progrès de plusieurs dizaines d’années ! - ce nucléaire peut être sans le moindre danger même en cas d’attaque terroriste ou d’incident majeur. Il existe plus de 50 types de centrales de 4e génération et certaines sont plus intéressantes que d’autres.

Il y a même des mini centrales, les SMR (Small Modular Reactor), peu coûteuses et pouvant être installées à côté d’un complexe industriel. Elles sont infiniment plus propres que n’importe quelle centrale thermique actuelle, consomment les fameux « déchets » que Greenpeace veut enterrer à grands frais pour 100.000 ans, ne présentent aucun risque de rayonnement radioactif…très peu de déchets « vivent » 300 ans.

 

Soyons précis : en brûlant dans ces réacteurs de 4e génération, nos « déchets nucléaires » nous avons pour plusieurs milliers d’années d’énergie assurée et il y a des réserves d’uranium pour des millions d’années dans la mer.

 

Certains réacteurs de 4e génération remplacent l’eau des réacteurs Westinghouse et Candu par le plomb ou le sodium, d’autres utilisent des sels fondus de fluorure d’uranium ou de thorium dilués dans du fluorure de lithium. A Mol, en Belgique, le projet MYRRHA – déjà reproduit en Chine – active les matières fertiles, thorium et uranium, avec un accélérateur de protons et il y a d’autres solutions.

 

Et pourquoi des SMR au lieu de grandes centrales ? Les SMR peuvent être produits en usine, en série, être transportés complets par camion et être mis en service sous terre protégés par le béton armé du bâtiment construit pour les accueillir, le tout en un an. En cas d’incident majeur, de chute d’avion ou d’explosion terroriste, le réacteur s’arrête immédiatement et les matières fissibles coulent dans une fosse compartimentée où elles refroidissent naturellement.

 

Conclusion : si le nucléaire à eau est devenu cher à installer, la sécurité des meilleurs SMR présentés ici permet de ramener leur prix au dixième à puissance égale et ceci sans oublier l’avantage lié à l’argent qui ne dort plus ! Ainsi, AREVA ne peut plus livrer un réacteur en moins de 15 ans tandis qu’ici la mise en service a lieu au bout d’un an. Le parti écolo finlandais l’a bien compris : il propose d’entourer les villes de ces SMR dans les années 2020.

 

Une « anecdote » pour terminer : il y a 5 ans, les USA étaient sur les rangs des pays qui, comme l’Angleterre, le Canada, la Chine, l’Inde et la Russie planifiaient pour les années 2020 la production de SMR. Le concours organisé par le prix Nobel Stephen Chu, Secrétaire d’État à l’énergie en 2010, pour la création de SMR – 300 millions de dollars – a été « gagné » par Nuscale pour « créer » des réacteurs à eau… copies des produits de Westinghouse des années 1950 ! Stephen Chu avait été limogé en 2012 et les USA ont été à nouveau paralysés par le lobby « vert »… vert comme le dollar.

La conférence mondiale annuelle sur les SMR aura lieu en mars 2018 mais qui en parlera dans les médias ? Les SMR ne risquent pas d’enrichir le lobby « vert » mondial qui étend ses tentacules depuis l’Allemagne…

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