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Le Blog de jlduret

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Pensez juste ou pensez faux mais pensez par vous-même ! Depuis Socrate, le devoir du penseur n’est pas de répéter la doxa du moment mais de la questionner. Sans cette liberté d’exprimer opinions et pensées, point de démocratie.


(maj) La probabilité de la venue d'un petit âge glaciaire augmente

Publié par jlduret sur 29 Juillet 2015, 11:40am

Catégories : #Climat, #Climatosceptique, #Climato-optimistes, #Climato-réaliste, #Carbo centriste, #Réchauffement climatique

(maj) La probabilité de la venue d'un petit âge glaciaire augmente

On observe le déclin le plus rapide de l’activité solaire depuis la dernière ère glaciaire

Le UK MET office a publié une étude qui suggère que l’activité solaire est actuellement en chute libre, à une vitesse de déclin jamais vue depuis 9300 ans.

Cette étude augmente les chances qu’on se retrouve avec une situation comme le Minimum de Maunder d’ici 2050 allant jusqu’à 20% (en 2010, les estimations étaient de 8%).

Le minimum de Maunder était une période de faible activité solaire qui a très probablement causé la période froide du petit âge de glace (entre 1550 et 1850).

Voir la figure 1:

Variations in solar forcing for Total Solar Irradiance (W m−2) and ultraviolet irradiance in the 200–320 nm spectral band (W m−2) relative to the mean of the repeated cycle in CTRL-8.5 for (a) CTRL-8.5 (black), (b) EXPT-A (blue) and (c) EXPT-B (red). The value of this mean is 1,366.2 W m−2 for TSI and 27.4 W m−2 for the ultraviolet band.

The past few decades have been characterized by a period of relatively high solar activity. However, the recent prolonged solar minimum and subsequent weak solar cycle 24 have led to suggestions that the grand solar maximum may be at an end. Using past variations of solar activity measured by cosmogenic isotope abundance changes, analogue forecasts for possible future solar output have been calculated. An 8% chance of a return to Maunder Minimum-like conditions within the next 40 years was estimated in 2010 (ref. 2).

The decline in solar activity has continued, to the time of writing, and is faster than any other such decline in the 9,300 years covered by the cosmogenic isotope data1. If this recent rate of decline is added to the analysis, the 8% probability estimate is now raised to between 15 and 20%.

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​Tout l'article en anglais ici

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Message au GIEC: D'après vos modèles pourrait-on lutter contre
le RCON en consommant plus de CO2.

RCON = Refroidissement Climatique d'Origine Naturelle.

;=))

___
​A moins que
…...

Il y a quelques jours, un simple communiqué de la fameuse Royal Astronomical Society (RAS) a eu un certain retentissement dans le village global qu’est devenue l’humanité grâce à l'Internet. L’article se contentait de mentionner que les travaux d’une brillante physicienne solaire formée en Ukraine, Valentina Zharkova, allaient être exposés lors d’un colloque le 9 juillet 2015. L’astrophysicienne et ses collègues avaient en effet publié en 2014 un article dans le célèbre Astrophysical Journal dans lequel ils affirmaient avoir réussi à modéliser de façon remarquablement précise l’activité cyclique du Soleil.

On sait, grâce à la compilation du nombre de taches solaires à la surface de notre étoile depuis l’époque de leur découverte par Galilée, qu’il existe un cycle de onze ans avec un maximum et un minimum pour le nombre de taches. Dans le cas présent, les chercheurs sont apparemment arrivés à reproduire très fidèlement (à 97 %) les observations concernant ce cycle entre 1976 et 2008. Fort de ce résultat, ils ont donc extrapolé dans le futur les prédictions de leur modèle qui est basé sur l’existence de non pas une mais deux dynamos autoexcitatrices, similaires à celle à l’origine du champ magnétique de la Terre, dans les entrailles du Soleil.

Une disparition transitoire des taches solaires déjà prédite

Comme d’autres physiciens solaires avant eux, Zharkova et ses collègues sont arrivés à la conclusion que l’on allait vers une baisse importante du nombre de taches solaires et même vers leur disparition temporaire, dans les décennies à venir. Si tel est bien le cas, il s'agirait donc d'un phénomène qui s’est déjà produit de 1645 à 1715. Pendant cette période, aucune tache n’a en effet été observée sur le Soleil. Or, curieusement, cette absence d’activité de notre étoile a coïncidé avec une période de grand froid sur la Terre. Baptisée le minimum de Maunder, cette interruption du cycle solaire semble bien corrélée avec ce que les climatologues appellent le petit âge glaciaire.

Le communiqué de la RAS se contentait de mentionner que nous allions peut-être vers un nouveau minimum de Maunder mais il n’a pas fallu longtemps pour que certains médias s’en emparent et proclament l’avènement d’un petit âge glaciaire. Bien évidemment, la possibilité que cela puisse invalider les inquiétantes prédictions du Giec a tout de suite été également mentionné.

Valentina Zharkova ne cache pas qu’elle fait partie des climatosceptiques qui pensent que le réchauffement planétaire actuel n’est pas d’origine anthropique mais bien provoqué par l’activité du Soleil. Toutefois, elle se défend d’avoir voulu entrer dans le débat concernant le changement climatique. Il ne s’agissait pour elle que de la prédiction d’un nouveau minimum de Maunder, point.

Une simple inflexion de la croissance de la température de la Terre

En tout état de cause, les critiques portant sur un lien entre cette possible baisse de l’activité solaire prévue à partir de 2030 et un refroidissement conséquent de la température de la Terre n’ont pas tardé. Comme nous allons le voir, il n’existe en fait aucun argument permettant de conclure que la planète connaîtra un nouveau petit âge glaciaire à cette période.

En fait, la question de l’impact d’un nouveau minimum de Maunder sur les prédictions du Giec a déjà été étudiée il y a plusieurs années par les climatologues. On peut citer en particulier les travaux de Georg Feulner et ses collègues, publiés en 2010. Ils aboutissent tous à la conclusion que la baisse de l’activité du Soleil conduira à une baisse de température de l’ordre de 0,3 °C tout au plus, qui sera largement compensée par les augmentations de température prévues au cours du XXIe siècle. (NDLR: Prévues par qui et dues à quoi ??)

Ce n’est pas tout. On peut, comme Feulner l’a aussi fait en 2011 dans un autre article, contester le rôle du Soleil dans le refroidissement qui a surtout frappé l’Europe et l’Amérique du Nord au XVIIesiècle. Il semble que l’activité volcanique en soit en fait la véritable cause avec des injections de dioxyde de soufre dans l’atmosphère.

D’ici 15 ans, on saura si Valentina Zharkova et ses collègues ont vu juste mais il ne faut certainement pas s’attendre à une baisse de la température globale de la Terre.

Figure 1

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